A propos du CRIC – Collectif de Réflexion et d’Initiative citoyenne

Nous sommes un collectif d’habitants du territoire gaillacois motivés et convaincus qu’il est temps que le rapport au politique évolue.

Nous ne voulons plus déléguer par le vote des responsabilités qui par nature, appartiennent à un territoire et à ses habitants.

Nous sommes un collectif et nous voulons œuvrer à faire évoluer la gestion de notre commune mais nous n’arriverons à rien si nous ne sommes pas suivis, accompagnés, épaulés par un grand nombre d’habitants.

Tout résident du territoire peut rejoindre le collectif et travailler à ce que l’avenir dépende de décisions enfin concertées.
Nous sommes à un tournant de notre histoire et il est temps d’arrêter de nous laisser faire, il est temps de retrousser nos manches ensemble pour devenir les bâtisseurs d’une cité éco-responsable, porteuse de valeurs humanistes, sociales et écologiques.
Chez nous, ni chef, ni gourou, nous sommes tous égaux et voulons le rester. En cela, nous nous démarquons de la politique de partis et des personnages politiques, professionnels de la promesse non tenue. Nous sommes des travailleurs et nous nous attaquons à un vaste chantier.
Nous avons une réelle volonté de revisiter la notion de démocratie et lui réattribuer son sens premier : le pouvoir au peuple.
Nous ne souhaitons pas prendre le pouvoir mais redonner le pouvoir au peuple.
L’urgence climatique n’est plus à prouver et nous voulons mener des actions concrètes en faveur de l’écologie – des choix pérennes, un mieux- vivre en relation à la nature, une gestion des espaces publics et des espaces naturels respectueuse du vivant, la préservation des espaces naturels existants et la création de lieux riches de vie.
Pour nous joindre rien de mieux qu’un petit mail à : 81cric@gmail.com

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Qu’est-ce-que l’écologie pour le C.R.I.C.?

« La mise en place de notre programme écologique municipal doit nous permettre de rechercher ce qu’il y a de mieux pour nous tous à Gaillac. Une bonne qualité de vie dépend étroitement du respect de la nature et de la vie (humaine, animale, végétale). Vous serez invités à prendre toutes les décisions qui s’imposent pour la préservation de notre écosystème. »

 

  • Effectuer un bilan de l’empreinte environnementale de la commune (carbone, déchets, ressources, énergies…) et se doter d’instruments de mesure pour réduire nos impacts négatifs.

– Économiser les énergies (eau, électricité, isolation, papier…) des bâtiments communaux.

– Réduire les déchets, installer des composteurs en ville, dans les écoles et créer un poulailler municipal.

– Installer des récupérateurs d’eau pour l’ensemble des bâtiments communaux.

– Développer les énergies renouvelables locales.

– Installer des panneaux solaires sur les bâtiments publics.

– Soutenir l’installation de récupérateurs d’eau, de chauffe-eau et de chauffages solaires pour les particuliers.

– Envisager l’installation de microcentrales électriques sur le Tarn.

 

  • Proposer une restauration collective, municipale, bio et locale, à nos enfants et à nos seniors.

 

  • Favoriser les pratiques agricoles à venir, respectueuses de la nature et des paysans.

 

– Encourager l’installation d’agriculteurs bio sur la commune par la mise à disposition de terres et de moyens techniques. Leur proposer un contrat d’achats, sur le long terme, de leurs produits pour la restauration collective de la commune.

– Créer une régie de maraîchage bio.

– Interdire, par arrêté municipal, l’emploi de produits phytosanitaires de synthèse autour des habitations, des écoles… (distance à déterminer).

– Interdire l’usage des produits chimiques (toxiques, perturbateurs endocriniens) dans les crèches, écoles, les maisons de retraite, les bâtiments municipaux…

 

  • Geler toutes les nouvelles zones d’activité afin de préserver le foncier agricole, de lutter contre l’étalement urbain et l’artificialisation des sols.

 

  • Créer de nouvelles pratiques écologiques, simples et innovantes, encourageant les modes de déplacements alternatifs à l’automobile.

 

– Revoir le plan de circulation de la ville, privilégier le sens unique, développer des pistes/bandes cyclables. Créer des parkings périphériques avec des navettes gratuites.

  • Promouvoir de nouvelles façons de travailler, de consommer, d’échanger en s’appuyant sur l’économie sociale et solidaire, locale.

 

– Planter des arbres fruitiers, aménager des espaces verts et entretenir ceux existant.

– Créer des voies vertes (aménagement des berges du Tarn). Agrandir le square Joffre (en englobant l’ancienne station-service et l’école Calandreta)

– Former des animateurs écologiques afin de guider la population.

– Ouvrir un débat public sur l’extinction et l’aménagement de l’éclairage public à certaines heures de la nuit.

Qu’est-ce que la démocratie pour le CRIC?

Définition étymologique : régime politique dans lequel les citoyens ont le pouvoir.

Le dernier alinéa de l’article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958 prévoit que la République est fondée sur le principe démocratique ainsi énoncé le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». (Contrairement à la démocratie selon Macron qui se résume à « la possibilité de se présenter à des élections »).
  1. La démocratie dans les activités du CRIC

Objectif : travailler à une démocratie qui soit la plus directe possible. En préambule de toute décision il est à rappeler que l’objectif du CRIC doit être associé à un souci d’efficacité et pour ce faire, les points suivants sont essentiels :

  • La bienveillance est de mise quant à la qualité de l’écoute de la parole d’autrui. Chacun est en droit de vivre sa liberté d’être comme il est, comme il pense.
  • Si un cadre est indispensable, il s’agit aussi de faire preuve d’adaptabilité et d’une souplesse obligatoire en fonction d’un sujet exceptionnel ou d’une priorité.
  • Il faut se préserver du danger des égos: l’objectif du CRIC doit passer avant les égos individuels. Le but étant de mettre les compétences de chacun au service des objectifs du CRIC (sortir du mythe du sauveur : chacun dispose de compétences mais aussi de limites, voire de travers et il appartient au groupe de veiller aux objectifs dépassant les individus et d’être en vigilance quant aux prises de paroles ou aux mécanismes qui conduisent à des points de vue de type « pensée unique, il faut, on doit »).
  • Le respect des horaires : arriver à l’heure et se munir de ses outils de travail, limiter les réunions à 2 heures avec une pause au milieu.
  1. Les assemblées plénières du CRIC :

4 rôles en évolution :

  • Le gardien du temps qui s’assure qu’un sujet unique ne dévore pas le temps des autres sujets prévus à l’ordre du jour.
  • Le gardien du sujet qui s’assure qu’un sujet, aussi minime soit-il puisse être bouclé ou qu’une décision soit prise avant de passer à un autre sujet.
  • Le gardien de la parole qui organise les tours de paroles à l’intérieur du sujet ou du mini-sujet.
  • Les secrétaires : s’il pouvait y avoir deux secrétaires par séance, on s’assurerait davantage d’une exhaustivité sans pour autant avoir à croiser tous les regards (chronophage, compliqué).

Dans tous les cas, ces rôles doivent tourner de manière à ce que la charge de travail n’incombe pas toujours aux mêmes et que chacun s’exerce à cet exercice de gestion démocratique.

On ne sort pas d’une plénière sans avoir déterminé l’ordre du jour de la suivante qui s’amende forcément de questions diverses et de points pouvant s’ajouter au cours de la semaine.

Cette organisation se doit d’être souple en fonction du sujet qui peut être amené à déborder du temps imparti.

  1. Prise de décision au sein du laboratoire démocratique qu’est le CRIC

Lorsqu’une décision ne peut être prise de manière consensuelle : opter pour le vote à bulletin secret.

Lorsqu’une décision nécessite un temps de réflexion : la remettre à la fin de la réunion, voire la mettre à l’ordre du jour de l’assemblée suivante.

Les 30 propositions d’Anticor pour des communes plus éthiques!

Anticor invite les candidats aux élections municipales à intégrer dans leur programme tout ou partie de ses 30 propositions pour des communes plus éthiques.

Outre les principes déontologiques contenus dans la Charte de l’élu local, la loi a renforcé les obligations faites aux collectivités pour plus de transparence et d’éthique. Anticor invite les municipalités non seulement à les respecter mais à aller plus loin par le biais de leur règlement intérieur ou d’une charte éthique.

Anticor propose ainsi aux candidats aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020 de prendre tout ou partie des engagements suivants (qu’il conviendra d’adapter au regard de la taille de la commune) :

La suite ici: Les 30 propositions d’Anticor

La démocratie renaîtra à l’échelle locale

Face à la triple crise écologique, sociale et démocratique, les signataires de cette tribune publiée par le quotidien de l’écologie Reporterre appellent à faire des élections municipales un moment de refondation politique. L’échelle locale permet en effet aux habitants de se réapproprier leur droit à décider ensemble de la vie collective quotidienne.

La campagne des élections municipales, loin de relever d’un scrutin secondaire ou intermédiaire, est une formidable occasion de bouleverser notre univers politique. Elle ouvre un temps et un espace que nous devons nous approprier pour construire collectivement des réponses aux urgences qui nous menacent.

Lire la suite sur le site de Reporterre.