La liberté de manifester est un droit fondamental en démocratie

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

La liberté de manifester est un droit fondamental en démocratie

 

L’actuel maire de Toulouse, Monsieur Jean-Luc Moudenc, et la Présidente de la région Occitanie, Madame Carole Delga, ont récemment pris position en faveur de l’interdiction des manifestations du samedi à Toulouse en sommant, de surcroît, les candidats à l’élection municipale à Toulouse de se prononcer sur cette question.

 

La Ligue des droits de l’Homme (LDH), la fondation Copernic et le Syndicat des Avocats de France (SAF) rappellent que la liberté de manifestation constitue l’un des éléments fondamentaux de la liberté d’expression sans laquelle il n’existe pas de société démocratique. À ce titre, elle est protégée notamment par les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, partie intégrante de notre bloc de constitutionnalité, comme par l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales signée à Rome le 4 novembre 1950.

 

Monsieur Moudenc et Madame Delga justifient leur position par les violences constatées lors des manifestations s’étant déroulées ces derniers mois à Toulouse. Si ces dernières ont parfois donné lieu à des actes répréhensibles isolés, la LDH, Copernic et le SAF observent, dans le cadre de l’Observatoire toulousain des Pratiques Policière (OPP), très attentivement depuis deux ans les manifestations et attestent que l’immense majorité des manifestantes et manifestants était pacifique. Les violences ont le plus souvent été la conséquence d’interventions brutales d’une partie des forces de l’ordre, désormais régulièrement appelées à procéder à des interventions disproportionnées et inutiles dont l’effet est souvent désastreux, ainsi que le dénoncent de plus en plus fréquemment certains syndicats policiers et de hauts cadres de la police nationale.

 

La Ligue des droits de l’Homme, la fondation Copernic et le Syndicat des avocats de France se tiennent à l’entière disposition de Monsieur Moudenc et de Madame Delga pour leur remettre un exemplaire du rapport d’analyse très précis rendu public au mois de d’avril 2019 par l’Observatoire à l’issue de deux années d’observation.

 

Les trois organisations regrettent vivement que des responsables politiques puissent ainsi fouler aux pieds une liberté fondamentale pour des motifs électoralistes et aggraver encore considérablement les risques de tensions sociales et les appellent à un sursaut républicain.

 

Fait à Toulouse, le 11 juin 2020

Qu’est-ce que la démocratie pour le CRIC?

Définition étymologique : régime politique dans lequel les citoyens ont le pouvoir.

Le dernier alinéa de l’article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958 prévoit que la République est fondée sur le principe démocratique ainsi énoncé le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». (Contrairement à la démocratie selon Macron qui se résume à « la possibilité de se présenter à des élections »).
  1. La démocratie dans les activités du CRIC

Objectif : travailler à une démocratie qui soit la plus directe possible. En préambule de toute décision il est à rappeler que l’objectif du CRIC doit être associé à un souci d’efficacité et pour ce faire, les points suivants sont essentiels :

  • La bienveillance est de mise quant à la qualité de l’écoute de la parole d’autrui. Chacun est en droit de vivre sa liberté d’être comme il est, comme il pense.
  • Si un cadre est indispensable, il s’agit aussi de faire preuve d’adaptabilité et d’une souplesse obligatoire en fonction d’un sujet exceptionnel ou d’une priorité.
  • Il faut se préserver du danger des égos: l’objectif du CRIC doit passer avant les égos individuels. Le but étant de mettre les compétences de chacun au service des objectifs du CRIC (sortir du mythe du sauveur : chacun dispose de compétences mais aussi de limites, voire de travers et il appartient au groupe de veiller aux objectifs dépassant les individus et d’être en vigilance quant aux prises de paroles ou aux mécanismes qui conduisent à des points de vue de type « pensée unique, il faut, on doit »).
  • Le respect des horaires : arriver à l’heure et se munir de ses outils de travail, limiter les réunions à 2 heures avec une pause au milieu.
  1. Les assemblées plénières du CRIC :

4 rôles en évolution :

  • Le gardien du temps qui s’assure qu’un sujet unique ne dévore pas le temps des autres sujets prévus à l’ordre du jour.
  • Le gardien du sujet qui s’assure qu’un sujet, aussi minime soit-il puisse être bouclé ou qu’une décision soit prise avant de passer à un autre sujet.
  • Le gardien de la parole qui organise les tours de paroles à l’intérieur du sujet ou du mini-sujet.
  • Les secrétaires : s’il pouvait y avoir deux secrétaires par séance, on s’assurerait davantage d’une exhaustivité sans pour autant avoir à croiser tous les regards (chronophage, compliqué).

Dans tous les cas, ces rôles doivent tourner de manière à ce que la charge de travail n’incombe pas toujours aux mêmes et que chacun s’exerce à cet exercice de gestion démocratique.

On ne sort pas d’une plénière sans avoir déterminé l’ordre du jour de la suivante qui s’amende forcément de questions diverses et de points pouvant s’ajouter au cours de la semaine.

Cette organisation se doit d’être souple en fonction du sujet qui peut être amené à déborder du temps imparti.

  1. Prise de décision au sein du laboratoire démocratique qu’est le CRIC

Lorsqu’une décision ne peut être prise de manière consensuelle : opter pour le vote à bulletin secret.

Lorsqu’une décision nécessite un temps de réflexion : la remettre à la fin de la réunion, voire la mettre à l’ordre du jour de l’assemblée suivante.

Le point sur la réforme des retraites vue par Le Monde, Libé, Médiapart…

Grève contre la réforme des retraites : « Pas de trêve pour Noël », prévient la CGT cheminots

« Pas de trêve pour Noël, sauf si le gouvernement revient à la raison avant ça », prévient jeudi 12 décembre sur franceinfo, Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots. « La grève continue parce que le gouvernement est droit dans ses bottes. » Le Premier ministre Édouard Philippe a détaillé mercredi son projet de réforme des retraites, qui n’a pas convaincu les syndicats. Ils appellent à de nouvelles journées de mobilisation.

Entrée en vigueur, âge pivot, retraite minimale… Ce qu’il faut retenir des annonces d’Edouard Philippe

Devant le Conseil économique, social et environnemental, le Premier ministre a précisé mercredi les contours du projet qui doit fusionner les 42 régimes existants en un seul système universel.

Il était attendu au tournant à chaque mot prononcé. Mercredi 11 décembre à la mi-journée, le Premier ministre, Edouard Philippe, a présenté les principales mesures de sa réforme des retraites. Elle sera présentée en Conseil des ministres en janvier 2020 et discutée à l’Assemblée nationale fin février. Elle devrait être votée d’ici l’été 2020, a-t-il annoncé. Lire la suite sur Franceinfo

Avec sa réforme des retraites, le gouvernement braque ses derniers alliés

Édouard Philippe a présenté ce mercredi le projet du gouvernement pour réformer le système des retraites. Persuadé d’emporter l’adhésion de la CFDT en accordant quelques concessions, comme le décalage de la date d’application de la réforme, le premier ministre s’est pourtant mis le syndicat à dos. Laurent Berger appelle « l’ensemble des travailleurs à se mobiliser le 17 décembre ». Lire la suite de l’article de Médiapart.

Est-il vrai que Macron a rencontré le groupe BlackRock, spécialisé dans les fonds de pension ?

Libération pose la question et apporte un certain nombre de réponse: Lire l’article

Retraites: BlackRock souffle ses conseils pour la capitalisation à l’oreille du pouvoir

Premier gestionnaire d’actifs au monde, BlackRock a des vues sur l’épargne française, « une des plus élevées d’Europe ». À la faveur de la loi Pacte, première étape pour dynamiter la retraite par répartition, le fonds américain dispense ses recommandations au gouvernement.

L’article de Mediapart pour poursuivre…

Réforme des retraites : 69 questions pour comprendre le débat

Les Décodeurs répondent à vos nombreuses questions sur le système actuel et celui qui a été présenté par Edouard Philippe mercredi.

Lire l’article sur lemonde.fr

La bataille pour les retraites est une bataille écologique

Dans cette tribune, François Ruffin rappelle l’enjeu de la bataille des retraites : réduire la place du travail dans nos vies. Et comment ce projet d’émancipation est éminemment écologique.

François Ruffin est député France insoumise de la 1re circonscription de la Somme. Dans son livre Il est où, le bonheur, (éd. Les Liens qui libèrent, novembre 2019) le député appelle à former un « Front populaire écologique ».

Lire l’article de Reporterre

5 décembre et après : on va faire simple

©:DocteurCosmos

Tout est très simple. C’est ça l’esprit gilet jaune. Macron dit de venir le chercher ; on va le chercher à l’Élysée. L’État nous rackette sur les routes ; on pète les radars. On en a marre de tourner en rond chez soi ; on occupe les ronds points. BFM ment ; BFM s’en mange une. On veut se rendre visibles ; on enfile le gilet fluo. On veut se fondre à nouveau dans la masse ; on l’enlève. Les gilets jaunes, c’est le retour de l’esprit de simplicité en politique, la fin des faux-semblants, la dissolution du cynisme.

Tout est très simple. C’est ça l’esprit gilet jaune. Macron dit de venir le chercher ; on va le chercher à l’Elysée. L’État nous rackette sur les routes ; on pète les radars. On en a marre de tourner en rond chez soi ; on occupe les ronds points. BFM ment ; BFM s’en mange une. On veut se rendre visibles ; on enfile le gilet fluo. On veut se fondre à nouveau dans la masse ; on l’enlève. Les gilets jaunes, c’est le retour de l’esprit de simplicité en politique, la fin des faux-semblants, la dissolution du cynisme.

Pour lire la suite Lundimatin

La réforme des retraites aggraverait la crise écologique

©:Jeanne Menjoulet

Diverses organisations écolos ont lancé un appel à rejoindre les manifestants du 5 décembre contre la réforme des retraites du gouvernement. Elles lui reprochent de défendre un modèle libéral et productiviste, par essence anti-écologique, alors que des pistes existent hors du dogme de la croissance économique.
Le jeudi 5 décembre s’annonce comme une journée de mobilisation inédite contre le projet de réforme des retraites porté par le gouvernement. Joignant leur voix à celle des syndicats, plusieurs organisations écologiques ont vite lancé un appel à rejoindre le mouvement social. Sur Reporterre, l’association basque Bizi invitait ainsi ses troupes à « participer pleinement » aux grèves et manifestations prévues, « pour défendre notre modèle de protection sociale et de solidarité, mais également pour ne pas laisser cette réforme aggraver [la crise] climatique ». Allons bon ! Quel rapport peut-il bien exister entre retraite et écologie ?

Un an de Gilets Jaunes

©:Martial Pénicaud

Le C.R.I.C. était présent le samedi 16 novembre sur le Rond-point des Zèbres, à Gaillac, pour le premier anniversaire des Gilets Jaunes (une des principales colères populaires depuis des décennies : contestation sociale, démocratique et environnementale).

Voici quelques images de cette journée à Gaillac mais également le lien vers un bilan d’un an de contestations vu par des chercheurs du CNRS, bilan à lire sur France Culture.

©:Martial Pénicaud

L214 propose d’interpeller les candidats aux municipales

©:L214

L214 a rendu publiques hier les images d’une nouvelle enquête révélant les conditions de détention sordides de plusieurs milliers de cochons dans un élevage intensif situé dans le Finistère.

Il faut que cela change. Les maires et les élus municipaux peuvent agir au niveau local. À l’approche des élections municipales (15 et 22 mars 2020), demandons aux candidats à la fonction de maire qu’ils s’engagent publiquement sur des mesures concrètes pour réduire la souffrance des animaux. Nous vous proposons de les interpeller via Twitter ou sur le site de politique-animaux.fr.

Les 30 propositions d’Anticor pour des communes plus éthiques!

Anticor invite les candidats aux élections municipales à intégrer dans leur programme tout ou partie de ses 30 propositions pour des communes plus éthiques.

Outre les principes déontologiques contenus dans la Charte de l’élu local, la loi a renforcé les obligations faites aux collectivités pour plus de transparence et d’éthique. Anticor invite les municipalités non seulement à les respecter mais à aller plus loin par le biais de leur règlement intérieur ou d’une charte éthique.

Anticor propose ainsi aux candidats aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020 de prendre tout ou partie des engagements suivants (qu’il conviendra d’adapter au regard de la taille de la commune) :

La suite ici: Les 30 propositions d’Anticor

4ème Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes

Communiqué officiel suite à la 4ème Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes à Montpellier les 1, 2 et 3 Novembre

La quatrième Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes marquera les mémoires, car ce long processus initié il y a bientôt un an a atteint une nouvelle étape dans sa maturité.

L’ADA 4 a été un succès : près de 500 délégués venus de 200 groupes locaux et rond-points se sont rassemblés du 1er au 3 novembre à Montpellier pour débattre des suites du mouvement et des thématiques essentielles. Après presque un an, une telle affluence prouve que l’enracinement du mouvement et sa détermination à durer, et se réinventer, sont encore très forts.

Pour lire la suite: assembleedesassemblees.org.

L’équipe de l’ADA 4

La démocratie renaîtra à l’échelle locale

Face à la triple crise écologique, sociale et démocratique, les signataires de cette tribune publiée par le quotidien de l’écologie Reporterre appellent à faire des élections municipales un moment de refondation politique. L’échelle locale permet en effet aux habitants de se réapproprier leur droit à décider ensemble de la vie collective quotidienne.

La campagne des élections municipales, loin de relever d’un scrutin secondaire ou intermédiaire, est une formidable occasion de bouleverser notre univers politique. Elle ouvre un temps et un espace que nous devons nous approprier pour construire collectivement des réponses aux urgences qui nous menacent.

Lire la suite sur le site de Reporterre.

APPEL A SE RASSEMBLER LE 26 OCTOBRE À SIVENS ET À GAILLAC

Le 25 octobre 2014, À Sivens, quelques milliers de personnes étaient rassemblées en opposition à un projet de barrage que la justice allait déclarer illégal quelques temps plus tard.

Contrairement à ce qu’il avait promis, le préfet envoya des escadrons de gendarmerie pour faire du maintien de l’ordre au prétexte de protéger un bout de grillage. Dans la nuit, le 26 octobre à 2h du matin, alors qu’il demandait aux gendarmes de calmer leur offensive, Rémi Fraisse trouva la mort sur le site de Sivens, la nuque éclatée par une grenade offensive de la gendarmerie.

De l’écocide à l’homicide

5 ans plus tard, on se souvient ; et le souvenir est d’autant plus vif qu’un prétendu « projet de territoire » entaché de dysfonctionnements remet le barrage de Sivens sous les projecteurs par un coup de bluff politico-médiatique. Un barrage qui serait inepte et absurde, parce que on sait que tels ouvrages aggravent la pénurie d’eau loin d’en être une solution ; un barrage qui porterait atteinte à une précieuse zone humide, déjà meurtrie par les outrages qu’elle a subis 5 ans plus tôt. Bref, un barrage qui sonne comme un affront fait à la mémoire de Rémi Fraisse, comme un déni de l’urgence climatique, comme la preuve de la puissance d’un agrobusiness plus soucieux de faire des profits que préoccupé par la nécessite de nourrir les habitant.e.s du territoire.

5 ans plus tard, le souvenir est d’autant plus vif que les violences policières se perpétuent et s’intensifient : 35 décès aux mains des forces de l’ordre françaises en 2017 et une trentaine les quatre autres dernières années. Aux noms de Rémi Fraisse, d’Adama Traoré, de Liu Shaoyao, de Zineb Redouane est venu récemment s’ajouter celui de Steve Maia Caniço, jeune Nantais, mort d’avoir participé à la fête de la musique, noyé dans la Loire où l’avait précipité une charge de police à la violence démesurée, abusive, inexplicable. Et la « justice » fait toujours aussi bien son travail : 89 violences policières avérées ayant eu lieu entre 2005 et 2015 n’ont abouti qu’à 7 condamnations, une seule à de la prison ferme…

Lire la suite de l’article sur le site de Tant qu’il y aura des Bouilles

Réconcilier justice sociale et transition écologique

Notre modèle économique actuel n’est pas viable. Il génère pollutions, maladies, inégalités et injustices. Il est une menace pour nos sociétés et pour la vie sur Terre. Nos enfants et nos petits-enfants, comme des millions d’autres personnes, sont ainsi directement menacés par les conséquences des dérèglements climatiques.

L’Affaire du Siècle dénonce l’existence de multiples carences fautives de l’Etat…

L’Affaire du Siècle dénonce l’existence de multiples carences fautives de l’Etat…

Nous devons engager une révolution climatique pour la justice sociale…

Il n’y a pas à opposer justice sociale et protection du climat…

Dans ce contexte, les 4 ONG qui portent l’Affaire du Siècle, en lien avec de nombreuses autres associations, identifient 6 actions prioritaires…

Lire l’article complet sur le site de l’Affaire du siècle

Paroles de gaillacois

Vous avez la parole, sur les marchés, lors de rencontres fortuites ou prévues, sur le site, par mails, par courriers… Exprimez-vous, dites-nous vos envies, vos colères, vos projets. Dites-nous comment vous verriez, à l’horizon 2020, demain donc, comment vous voyez la ville de Gaillac, comment vous envisagez la vie à Gaillac, comment vous voulez vivre ici, parmi nous.

Lire la suite Vous avez la parole